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 Dying daylight ᚠ Inleif

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MessageSujet: Dying daylight ᚠ Inleif   Mer 8 Aoû - 18:44




Dying daylight
en cours

Noms des participants ɤ @Inleif Njörd.
Date du rp ɤ N/A.
Lieu du rp ɤ Aux environs de Brildell.
Petite description ɤ un abri en bois dans les plaines entourant Brildell. Temps clément, dégagé puis peu à peu nuageux. Nuit bien entamée.

Statut du sujet ɤ [x] libre [] privé
Contexte ɤ libre.

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MessageSujet: Re: Dying daylight ᚠ Inleif   Mer 8 Aoû - 18:44

Dying daylight


Le jour laissait place à la nuit. Voile d'ombre percé de points incandescents aux halos jaunâtres vacillants. Carré de lin dissimulant les traits, je furetais les rondes en dansant à pas de velours sur les pavés entrelacés dessinant les ruelles. L'édifice de pierre aux armatures de bois se dissipait de ma vue, laissant place à la ceinture qui encerclait la ville endormie.

Un arrêt.

L'appel d'un sens.

L'antre trouvait à son entrée des veilleurs alertes. Paupières abaissées, souffle lent et mesuré. Anelosimus eximius en devenir, le rythme de l'air pénétrant mes poumons tissait un rythme qui n'appartenait qu'à moi. Un trouble dans les vibrations, dans les ondes qui émanaient des énergies en lice. Un moment de silence et de calme qui me forçait à choisir un autre itinéraire. Chemin exigu appelant à la méfiance, détour vers une percée dans l'enceinte qu'empruntaient de rares voyageurs. Ceux dont la présence devait passer inaperçue.

Une voie libre que mes pas empruntèrent d'une hâte mesurée. Telle un repris de justice, je me faufilai en dehors de la cité. Botanique sauvage et bruissements nocturnes vinrent tamiser l'obscurité au charme mystique.

Non loin, un abri des plus rudimentaires m'attendait comme à chaque fois. Il ne m'a jamais été donné d'y croiser la moindre présence humaine, mais par acquis de conscience, je m'arrêtai afin de méditer. Sentir autrui nécessitait une certaine concentration. Ce don remontait à si loin dans mon enfance qu'il me donnait l'impression de toujours avoir été présent. Cependant, lui accorder cette méticuleuse attention me permettait d'affiner ce sens qu'il représentait.

Pousser la porte de l'abri ne m'attirerait aucune surprise. Les planches de chêne passées, je constatais l'exactitude de l'aménagement lors de ma précédente visite. Six jours s'étaient écoulés sans que l'occasion ne me soit donnée de retourner en ces lieux. Chaque jour usant silencieusement de mes dons, il avait fallut me contenter de simples exercices novices de l'école élémentaire que mes parents m'avaient offerts de fréquenter deux années.

Posant le baluchon qui m'accompagnait, je sortis de l'abri pour retrouver le flan non-exposé à la ville. Si une dizaine de minutes à pieds m'avait éloignée de Brildell, il me fallait jouer la prudence. Sur les vastes plaines, à la lueur de l'astre nocturne, il était aisé de voir s'approcher les âmes vivantes. Les risques d'une rencontre fortuite résidaient plus dans les intentions des vagabonds que dans l'exposition de ma maîtrise. Craignant autant l'un que l'autre, il était essentiel de rester prudente.

Ainsi préparant ma maîtrise, je pris une longue inspiration, concentrant mon esprit sur les gestes à venir. Ouvrant mes paumes vers la terre, je fermai les yeux. Elle frémissait, au sol, dans un bruissement inaudible par l'homme. Douce sensation que de percevoir en soit l'énergie du pouvoir circuler. Cette essence éthérée qui m'envahissait. Une plénitude à l'utilisation de ce don. Une addiction dont je ne saurais me lasser. Mes paupières s'ouvrent et mes mains s'élèvent légèrement, doucement. Aussi délicatement que possible, je faisais suivre la terre meuble ce geste. Recroquevillant les doigts de ma dextre, je modelais un mouvement vacillant. Il y avait en ce rituel une forme de méditation qui puisait dans des forces internes profondément ancrées dans mon être. La terre devenant une extension de moi-même. Bénédiction pour laquelle je ne cesserai de louer Nova. Ce don était pour moi une chance.

Une merveille à garder jalousement.

À mesure que les minutes passaient, mes gestes se faisaient de plus en plus fluides et comme un muscle que l'on échauffait, tout paraissait plus simple. Ponctuant mes exercices de petites pauses afin de conserver une certaine endurance. Bien trois heures s'écoulèrent. Trois heures qui passèrent si vite... La nuit se faisait sombre, bien trop sombre. Quelques nuages venaient voiler la luminescente lune dont les dieux nous gratifiaient.

Il était temps de rentrer...

dé du destin : 62
deux loups égarés viennent s'en prendre à Inleif

Au travers de mon regard tamisé par une fatigue s'instillant subrepticement, je tissais ma route vers la cité. Les remparts de l'ancienne capitale dominaient les plaines tel une promesse divine de bras enserrant ses disciple pour les nourrir. Une chance d'y avoir trouvé ma place, c'est ce songe qui me traversa l'esprit. Ce songe qui conduisit mes pensées vers mon Ealdor natale. Cette maison qui n'était plus mienne depuis tant d'années déjà... et pourtant, l'empreinte de ses murs se ressentait au bout de mes doigts. L'odeur de parfums exotiques venus des quatre coins d'Ealhmund qui embaumaient chaque tenture. Le sémillant benjamin dont les éclats de rires m'entraînaient à chaque fois...

Silfor. Ton visage en écho à ma rétine. Les gouttes de sueurs perlant sur ton visage terrassé par la fièvre...

Tout ceci m'avait été arraché.

Je ne conspuais guère la cause que défendaient mes parents. Mais je déplorais le sacrifice que ça leur avait coûté. Regrettant plus que tout d'être celle qui en portait encore le fardeau.

Égarée dans ces eaux troubles qui ne me connaissaient que trop bien dans les jours assombris, mes sens perdaient de leur vivacité. L'ouïe m'inclina le chef en direction de bruits dissimulés dans la plaine. Deux canidés se dessinèrent dans l'ombre persistante alors que la ville se trouvait encore loin. Courir ne me sauverait pas : leur rapidité était telle qu'ils me japperaient avant ma troisième foulée.

Proximité en servitude à leurs crocs acérés, il me fallait faire un choix.

dé du destin : 22
gardant le contrôle, elle tente de les amadouer

Les prédateurs d'ordinaire diurnes étaient bien loin de chez eux. Ce comportement dénotait de leur désorientation. Alors qu'ils approchaient, bave ruisselante sur leur pelage qui m'était à présent possible de détailler, je tendis méticuleusement mes mains vers le sol. Des gestes doux, dociles, pacifistes. Analysant leurs réactions, je jaugeais perpétuellement s'il m'était donné de m'abaisser ou non. Descendant ainsi progressivement en fléchissant légèrement mes genoux.

Jointures soutenant mon poids dans un équilibre se faisant alors incertain, mes iris s'abaissaient. Les deux étaient en vue à une trentaine de degré. De quoi permettre à mes yeux de discerner avec clarté leurs mouvements. Ils s'arrêtèrent à un demi-mètre de mes pas. Accroupie, pratiquement à leur niveau, je relevai doucement mes pupilles vers eux. Posant une main sur le sol tapissé de verdure, l'autre en suspend dans l'air, prête à faire jaillir du sol la terre meuble pour les troubler et m'offrir une nouvelle opportunité de fuir.

Je ne souhaitais guère fuir. Il me fendait le cœur que de voir ces loups ainsi déboussolés. Dressant mon regard vers celui qui se trouvait à ma droite, je prétendis à la folie de croire être capable de lui insuffler ma bienveillance.

dé du destin : 57
menaçants, ils campent sur leur position

Tenter d’insuffler de la cordialité à des animaux sauvages était tout un art nommé dressage que je n'avais guère pratiqué... aux champs, les animaux nous aidant aux récoltes sont déjà domptés. Les chevaux, ceux que l'on met à l'herbe, paraissent élancés vers leur liberté mais conservent ce joug de l'Homme qui a su leur instiller une éducation par l'équitation. Si on peut leur prêter un instinct sauvage, ils n'en restent pas moins dressés. Bien différente était la situation face à de véritables animaux sauvages.

Les routes ne me connaissaient que trop peu. Une certaine naïveté susurrait que cette affiliation envers la faune pouvait me sortir de ce guêpier. Mais il n'en était rien... Mes opposants restaient des adversaires assoiffés de sang.

Qu'un vent les mènent vers d'autres prés, qu'un bruit les dissipe, que la fatigue les enlace et les berce !

Rien ne se levait au loin. En proie à ces canidés, il me fallait user de ruse pour me défaire d'eux sans y perdre de plumes. Me redresser et reculer méticuleusement ? Ou bien faire vibrer la terre sous leurs pattes et les effrayer ?

dé de la mort : vie
user de ses pouvoirs pour les faire fuir

De ma main relevée, je fis frémir la terre en surface, la dégageant des pousses d'herbe si flamboyantes quand l'astre diurne lambine au Zénith du ciel azuré. Fines poussières frôlant le pelage des affamés alors surprise. La stupeur les ébranlant, les loups aboyèrent d'un couinement désemparé. Pris de cette peur soudaine, ils détalèrent en direction d'un bosquet portant plus au loin en s'enfonçant dans la plaine.
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MessageSujet: Re: Dying daylight ᚠ Inleif   Lun 10 Sep - 22:34

La nuit est bien entamée, et pourtant tes yeux restent grand ouverts. À fixer le plafond de ta chambre, dans cette petite caravane qui te sert de maison tandis que la troupe parcourt tout Ealhmund. Tu t’y sens à l’étroit. Vas savoir pourquoi. Tu suffoques, tandis que de sombres cauchemars viennent de te tirer de ton sommeil. T’as beau essayer de te rendormir, tu sais que c’est peine perdue. Quand les cauchemars s’emparent de tes songes, c’est terrassée que tu reprends conscience. Et difficile, après ça, d’y retourner. T’as tourné dans ton lit, encore et encore. Jusqu’à ce que dans un soupire agacé tu te redresses et mettes pied à terre.

La fraicheur de la nuit t’arrache un frisson tandis que tu resserres le châle qui dissimule tes épaules nues. T’as même pas pris la peine de mettre des chaussures, pensant que cette petite ballade ne durerait pas. Mais t’as erré plus longtemps que prévu, allant toujours plus loin. Parce que ça te fait du bien, de marcher. De vagabonder dans la plaine qui borde Brildell et qui abrite pour quelques jours la troupe de caravaniers que vous formez. Saeunn, une des chiennes de la troupe, s’est réveillée lorsque tu es sortie de ta caravane, et c’est toute émoustillée qu’elle est venue te faire la fête, la queue fendant l’air avec joie. De tous les animaux qui accompagnent la troupe, c’est Saeunn que tu apprécies le plus. Et ça semble être réciproque. Chien savant, tantôt protecteur des cargaisons, tantôt acrobate lors des représentations, t’a déjà accompagné dans tes tours. Une brave bête à laquelle tu t’es attachée et avec qui tu te plais à marcher.

Laissant le chien en éclaireur de plusieurs pas devant toi, vous vous éloignez progressivement des caravanes. Pas bien loin, cependant, tu n’as guère envie de trop t’aventurer dans l’inconnu en pleine nuit. Tu veilles de toujours garder un visuel sur les tentes endormies, laissant tes doigts flirter avec les plantes environnantes. Ce sont les aboiements soudains de Saeunn qui te sortent de ta torpeur, te faisant sursauter. Tu hèles à plusieurs reprises le canidé, qui décidemment n’en fait qu’à sa tête et part en trombe droit devant. En alerte, tu trottines à sa suite, te demandant ce qui peut bien l’attirer. Une bête sauvage, probablement. Un rat ? Alors que tu rattrapes le chien et le tires à tes côtés, des grognements te stoppent net. Des loups. Te cachant derrière les buissons et retenant du mieux que tu peux Saeunn de les attaquer, tu remarques les deux formes plus sombres que la nuit qui se distinguent dans une plaine dégagée. En plein milieu de cette dernière, tu remarques une silhouette aux cheveux très clairs. Une femme. Qui affronte les deux loups sans sourciller. Tu l’observes en silence, hésitant pendant un moment à aller l’aider. Pour faire quoi ? Il n’y a aucune source de feu à proximité, et tu es partie sans aucune arme, avec juste ton châle sur les épaules. Tu ne fais pas le poids. Et puis à mesure que les secondes s’égrainent, tu te rends compte que cette femme, cette élémentaire de la terre, se débrouille très bien toute seule. Après avoir fait trembler la terre sous les pattes des deux bêtes, ces dernières détalent sans demander leurs restes.

Le danger éloigné, tu te redresses d’entre les fourrés, t’apprêtant à rebrousser chemin et à rentrer. Mais Saeunn s’échappe de ton emprise et se dirige en toute hâte vers la demoiselle. « Saeunn ! Le héler ne sert à rien, quand il a une idée derrière la nuit difficile de le faire revenir. Sale cabot, que tu siffles entre tes dents, contrariée. » Voyant le chien se stopper aux pieds de la demoiselle et faire la belle et lui montrant son ventre, tu te décides à sortir de ta cachette et à t’aventurer dans la plaine. Après ce qui vient de lui arriver, t’avais craint qu’elle n’attaque Saenn. Mais forcée de constater qu’elle est en train de lui gratouiller doucement le ventre. « Désolée pour le dérangement. que tu souffles, poliment. Sifflant une nouvelle fois Saeunn, cette dernière se redresse avec un regard déçu que tout ça s’arrête déjà. Je vous ai vu, avec les loups. Tout va bien ? » Normalement oui, mais on ne sait jamais, elle a quand même dû avoir une sacrée frayeur…

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Darkness
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COURIR. COURIR TOUJOURS. FUIR.

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