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 Desert Dancers | ft. Styx Frasier

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émergent


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ɤ Lieu de vie : Les déserts d'Antak | Fordal, la Montagneuse


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MessageSujet: Desert Dancers | ft. Styx Frasier   Mar 2 Oct - 15:11




Desert Dancers
en cours/terminé

Noms des participants ɤ Styx Frasier & Phyre Zhyrgal
Date du rp ɤ Début de l'an 107
Lieu du rp ɤ Fordal
Petite description ɤ Le début d'après-midi s'égraine tranquillement à Fordal. Le soleil brille, mais la cité est ombreuse. Les ruelles sont chargées de monde.

Statut du sujet ɤ [] libre [X] privé
Contexte ɤ Après des années et des années de silence, Styx réapparait subitement. Phyre, autrefois témoin des fiançailles entre elle et son frère aîné, cherche à l'éviter.


_________________
Desert Nomad •
In my last night's dream, I settled down on the upper Ala-Too and caught a young baarchin eagle. When I took him hunting, the sound of his flapping wings was heard, unable to withstand his wrath, all the animals fell over in fright.

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MessageSujet: Re: Desert Dancers | ft. Styx Frasier   Mar 2 Oct - 15:14




Desert Dancers
en cours

La vie était murmurée à Fordal. Loin des éclats de voix et de l’animation trépidante qui régnait à Anagd ou à Cathair, tout était organisé, méthodique et mesuré. Dans ces deux dernières villes, il était facile de laisser son imagination vagabonder. Dans les ruelles sales et encombrées s’éparpillaient des étales colorées dont les marchands vantaient les mérites de leurs amandes, de leurs pistaches et de leurs fruits secs. Des voyageurs venus de tous les continents se bousculaient pour proposer des objets tous plus extravagants les uns que les autres ou pour vendre des talismans magiques, soi-disant protecteurs, à qui était capable d’y mettre le prix. Guidé par le brouhaha incessant, il était aisé de se perdre et de tomber par hasard sur des trésors cachés ou des promesses de merveilles et d’aventures.
Mais pas dans la cité montagneuse. Ici, il n’y avait aucune place laissée à l’inconstance ou à la surprise. La plupart des habitants trouvaient cela rassurant. Phyre, elle, ne savait pas vraiment quoi en penser. Bien sûr, elle connaissait Fordal. Elle y était passée plusieurs fois avec sa famille pour commercer. Échanger de la laine et des chevaux contre des tissus légers et aériens, indispensables pour la survie dans le désert et les canyons. Elle avait toujours été impressionnée par les murs lisses contre lesquels les vents s’écrasaient, par la discipline des autochtones et l’aura étrange qui y régnait, si différente de celle qui baignait les dunes arides. Aujourd’hui, pourtant, alors qu’elle y résidait depuis deux semaines, l’excitation de la découverte des premiers jours avait laissé place à la monotonie.

Perchée sur le toit plat de l’immense maison ocre de son époux, son regard ambré avait survolé sa ville d’adoption pour se perdre à l’horizon, là où chatoyait la bande dorée lointaine du désert. Sa famille lui manquait. Yssyk lui manquait. À cette époque de l’année, tous les nomades devaient s’être retrouvés au village. Les maisons de pierres blanches et de terre cuite devaient être remplies de rire et de conversations sur le bétail, les futurs voyages et les enfants à naître. Les plus âgés étaient probablement réfugiés à l’intérieur, au frais, avec les tisserands tandis que les artisans et les bergers étaient installés à l’extérieur, à l’ombre des grands arbres secs qui clairsemaient les rues poussiéreuses. Phyre entendait presque le chant du thé brûlant que l’on versait dans les tasses d’argile et sentait son odeur sucrée et parfumée. Dehors, les plus jeunes s’amusaient avec ce qu’ils avaient trouvé et construit de leurs propres mains. Les adolescents amoureux, cachés contre les murs, profitaient de l’heure de la sieste de leurs parents pour se jurer fidélité et s’échanger des regards langoureux. La jeune femme s’imaginait Azhel, perdu dans ses pensées, son regard brun sérieux, tandis que son plus jeune frère assoupi digérait son repas de la mi-journée. Le marché endormi, vide, reprendrait des couleurs et s’animerait à nouveau dès la tombée de la nuit et ce jusqu’à quelques heures avant le lever du soleil. À cette heure fatidique, une quiétude propre aux secrets du désert, régnait à Yssyk. Ville mystérieuse qui n’était indiquée que sur les cartes les plus récentes d’Antak. Durant longtemps, bien avant la paix, bien avant tout cela, la ville mystérieuse des nomades était considérée comme une légende. Un endroit que l’on ne pouvait trouver que par hasard. Car seuls les fous s’amusaient à se promener entre les dunes au petit bonheur la chance. Peut-être était-ce pour cela que les habitants des canyons avaient, durant si longtemps, protégé leur mode de vie, leurs us et leurs coutumes. Le village en était le symbole le plus fort.
Désormais, lorsqu’elle tendait l’oreille, Phyre n’entendait plus que le hurlement des vents brûlants venant de chez elle tandis qu’elle se dissimulait derrière des murailles qui lui bouchaient la vue.

Des domestiques se précipitèrent vers elle lorsqu’elle regagna l’intérieur de l’immense demeure. Une attention constante à laquelle elle n’était pas habituée, mais dont elle faisait l’effort de s’accommoder.

« L’une d’entre vous voudrait-elle venir avec moi ? Je souhaite me rendre chez un potier, » demanda-t-elle chaleureusement.

Une des suivantes haussa les sourcils en tripotant une de ses boucles d’oreille.

« Un potier ? Mais enfin, pour quoi faire ? »

Ce fut au tour de la nomade de faire la moue, dubitative.

« Hé bien, pour acheter de l’argile ? »

La jeune femme fronça les sourcils. Fordal était différente d’Yssyk, certes. Mais enfin, les potiers ici n’étaient guère différents de ceux de son village, non ?

« Très bien, » répondit enfin la servante. « Mais vous avez ici tous les vases et toutes la vaisselle dont vous avez besoin… »

Phyre ne répondit rien, gênée de lui dire qu’elle s’ennuyait fermement et qu’elle cherchait quelque chose, n’importe quoi qui lui permettrait de se divertir un peu. Et comme il n’y avait ni troupeau à garder, ni nid de faucons à aller visiter et encore moins de spectacle équestre à préparer, elle se rabattait sur ce qui lui passait par la tête.

Malgré le début d’après-midi, les rues étaient chargées de monde. Abritée du vent ardent et du soleil par le canyon, Fordal subissait moins les assauts du soleil que les autres villes d’Antak. Son rythme de vie était donc déréglé, loin de la normalité à laquelle la fauconnière était habituée. Les échoppes avaient toutes leurs portes grandes ouvertes et les visiteurs s’enchaînaient sans se bousculer.
Il y avait de nombreux potiers en ville, tous plus talentueux les uns que les autres, vantant leurs produits et leurs techniques incroyables. Mais Phyre, étant encore une apprentie, voulait dénicher l’argile la plus facile à manipuler et à sécher. Sur les conseils d’un commerçant, elle finit par trouver ce dont elle avait besoin avant de sortir, ravie de son achat, sous l’œil perplexe de sa domestique.

Alors qu’elles déambulaient, profitant de leur sortie pour se promener un peu, une silhouette familière apparut au détour d’une ruelle. La brune plissa les yeux avant de grimacer.

« Que se passe-t-il ? »
s’inquiéta sa compagne.

D’ordinaire souriante, il était rare que Phyre se sépare de sa bonne composition. Néanmoins, se retrouver face à l’ancienne fiancée de son aîné, fiancée qui l’avait lâchement abandonné avant de disparaître dans la nature, mettait sa bonne humeur légendaire à l’épreuve. Elle tira sur son voile pervenche pour se cacher un peu plus le visage. Elle n’avait aucune envie de lui parler. La honte qui avait étranglé son frère et son père lui restait, à elle aussi, en travers de la gorge, bien qu’elle ne soit d’ordinaire pas rancunière. Car Mazal avait été son amie et la trahison de son départ et de son silence avait mis du temps à cicatriser. Aujourd’hui, elle n’avait plus rien à lui dire.

« Rien, » lui sourit-elle. « Rentrons. »




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